Les Français dans le tempo...
La France n'a pas raté ses débuts dans l'Euro jeudi, à St-Pétersbourg, face à une Slovaquie étonnante. Les Bleus ont toutefois dû s'employer pour s'imposer 3 sets à 1 (25-23, 25-23, 24-26, 25-15). Sérieux et appliqués deux manches durant, les Bleus ont eu besoin de toute leur concentration pour, après un court moment d'égarement, faire plier les Slovaques. La journée de repos à venir sera bienvenue pour Pierre Pujol, victime d'une légère entorse et incertain pour le prochain match samedi face à la Slovénie.

En effet, le premier set n'avait rien d'une sinécure pour cette équipe de France soucieuse de se rassurer pour ses débuts dans la compétition. D'autant moins aisé que ce premier acte est marqué côté tricolore par la blessure de Pierre Pujol contraint de quitter ses coéquipiers suite à une mauvaise réception et victime d'une entorse dont la gravité reste à déterminer. Un coup dur que les joueurs de Philippe Blain vont savoir gérer notamment grâce à l'abattage d'un Antonin Rouzier parfaitement rentré dans cet Euro - 7 points (six attaques et un ace). Le jeune pointu tricolore est partout ou presque et face à des Slovaques très coriaces, les Bleus doivent serrer le jeu pour garder leurs deux points d'avance tout au long de ce set. C'est l'écart (25-23) maintenu à son terme suite à la conclusion pleine d'autorité de Stéphane Antiga sur la deuxième balle de set des Français.
Rouzier est partout
L'entame de la deuxième manche est du même tonneau pour les Tricolores et surtout pour Rouzier qui réussit tout ce qu'il entreprend ou presque. Mais les Slovaques s'accrochent et il faut un point d'exception de Guillaume Samica pour créer le premier mini-break (15-12). Mais il est dit que rien ne sera facile dans ce premier match et l'adversaire proposé aux Bleus n'a rien du faire-valoir attendu. Les Slovaques sont acharnés en défense et prennent même l'avantage (18-17). Du haut de ses 21 ans, Rouzier, qui a la lourde tâche de suppléer Frantz Granvorka blessé, est étonnant et maintient son équipe à flot tout d'abord (21-21), avant d'offrir deux balles de set à ses troupes (24-22). Si la première s'échappe, un service forcé côté slovaque donne un avantage de deux sets à Antiga et ses coéquipiers (25-23, 25-23).
Réception et service au rendez-vous: s'il fallait trouver à redire à la copie des Français, il n'y abien que le contre pour faire parler les perfectionnistes. Un soupçon d'agressivité supplémentaire et l'ensemble serait pas loin d'être parfait. Mais la pugnacité slovaque est impressionnante et les joueurs de Vladimir Pridal ne lâchent rien. Pire pour les Bleus, ils passent devant avec un premier break en leur faveur dans ce match (+3, 16-19). Il faut un ace de Loïc Le Marrec, suite au temps mort fatal au serveur slovaque, et un contre de Gérald Hardy-Dessources pour renverser cette mauvaise vapeur (19-19). Mais les coéquipiers de Lukas Divis, vainqueur de la Ligue des Champions avec Friedrichshafen, sont fiers et sur leur seconde balle de set reviennent à une manche à deux (25-23, 25-23, 24-26).
L'avertissement est sans frais pour la France qui dès la reprise s'attache à creuser l'écart grâce à notamment une superbe série de Le Marrec au service (8-3). Un premier écart sensible qui s'avère enfin fatal pour des Slovaques ébranlés. Dix (14-4), puis treize points d'avance (19-6): il n'y a plus qu'une seule équipe sur le terrain et la France peut conclure en roule libre. M/ais que ce fut compliqué! "On s'est bien battus, notait encore Antiga. Il faut retenir ça!"
Hardy-Dessources et les Bleus ont répondu présents. (Reuters)
"Ils nous ont surpris mais on était prêts." Interrogé au micro de Sport+, Stéphane Antiga, le capitaine de route des Bleus depuis l'Euro 2005, ne pouvait que reconnaître à l'issue de la bonne entrée en matière de l'équipe de France dans ce Championnat d'Europe 2007 la valeur de cette Slovaquie qui, selon lui, devrait "ennuyer pas mal d'équipes." La capacité de concentration et le sérieux démontrés par les Français pour se sortir de ce traquenard n'en sont que plus méritoires. "On savait qu'ils avaient de bons joueurs, mais on ne s'attendait pas à un match aussi intense. Ils nous ont mis en difficultés sur leur service et ils nous ont bien bloqués."
En effet, le premier set n'avait rien d'une sinécure pour cette équipe de France soucieuse de se rassurer pour ses débuts dans la compétition. D'autant moins aisé que ce premier acte est marqué côté tricolore par la blessure de Pierre Pujol contraint de quitter ses coéquipiers suite à une mauvaise réception et victime d'une entorse dont la gravité reste à déterminer. Un coup dur que les joueurs de Philippe Blain vont savoir gérer notamment grâce à l'abattage d'un Antonin Rouzier parfaitement rentré dans cet Euro - 7 points (six attaques et un ace). Le jeune pointu tricolore est partout ou presque et face à des Slovaques très coriaces, les Bleus doivent serrer le jeu pour garder leurs deux points d'avance tout au long de ce set. C'est l'écart (25-23) maintenu à son terme suite à la conclusion pleine d'autorité de Stéphane Antiga sur la deuxième balle de set des Français.
Rouzier est partout
L'entame de la deuxième manche est du même tonneau pour les Tricolores et surtout pour Rouzier qui réussit tout ce qu'il entreprend ou presque. Mais les Slovaques s'accrochent et il faut un point d'exception de Guillaume Samica pour créer le premier mini-break (15-12). Mais il est dit que rien ne sera facile dans ce premier match et l'adversaire proposé aux Bleus n'a rien du faire-valoir attendu. Les Slovaques sont acharnés en défense et prennent même l'avantage (18-17). Du haut de ses 21 ans, Rouzier, qui a la lourde tâche de suppléer Frantz Granvorka blessé, est étonnant et maintient son équipe à flot tout d'abord (21-21), avant d'offrir deux balles de set à ses troupes (24-22). Si la première s'échappe, un service forcé côté slovaque donne un avantage de deux sets à Antiga et ses coéquipiers (25-23, 25-23).
Réception et service au rendez-vous: s'il fallait trouver à redire à la copie des Français, il n'y abien que le contre pour faire parler les perfectionnistes. Un soupçon d'agressivité supplémentaire et l'ensemble serait pas loin d'être parfait. Mais la pugnacité slovaque est impressionnante et les joueurs de Vladimir Pridal ne lâchent rien. Pire pour les Bleus, ils passent devant avec un premier break en leur faveur dans ce match (+3, 16-19). Il faut un ace de Loïc Le Marrec, suite au temps mort fatal au serveur slovaque, et un contre de Gérald Hardy-Dessources pour renverser cette mauvaise vapeur (19-19). Mais les coéquipiers de Lukas Divis, vainqueur de la Ligue des Champions avec Friedrichshafen, sont fiers et sur leur seconde balle de set reviennent à une manche à deux (25-23, 25-23, 24-26).
L'avertissement est sans frais pour la France qui dès la reprise s'attache à creuser l'écart grâce à notamment une superbe série de Le Marrec au service (8-3). Un premier écart sensible qui s'avère enfin fatal pour des Slovaques ébranlés. Dix (14-4), puis treize points d'avance (19-6): il n'y a plus qu'une seule équipe sur le terrain et la France peut conclure en roule libre. M/ais que ce fut compliqué! "On s'est bien battus, notait encore Antiga. Il faut retenir ça!"
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