Les bleues à la peine malgré les espoirs

Publié le par usdv

Forte de son excellente prestation lors du premier tour de l'Euro féminin en Belgique, l'équipe de France compte bien prolonger le rêve à partir de mardi, date du début de la deuxième phase de la compétition continentale. Victorieuses de la Croatie et de la Turquie, puis battues par les intouchables Russes, les Françaises ont fait forte impression, mais vont devoir rehausser encore leur niveau pour espérer accéder aux demi-finales, promises aux deux premières de chaque nouveau groupe.

Autrement dit, la défaite sera interdite pour les joueuses de Yan Fang. Ce sera difficile face à l'Azerbaïdjan, mercredi, contre l'Allemagne, jeudi, et surtout dès mardi face aux redoutables Italiennes, toujours placées dans les grands championnats. «Comme lors du premier tour, nous allons continuer à prendre les matches un à un et surtout à prendre du plaisir, assure l'entraîneur de l'équipe de France. Nous sommes conscients que nous allons nous frotter à de gros morceaux mais quoi qu'il arrive, cela ne peut être que positif pour l'avenir». Heureusement pour les Bleues, la Pologne, double tenante du titre, et la Russie, sont situées dans l'autre poule. L'espoir demeure, donc.

L'équipe de France aborde le deuxième tour du Championnat d'Europe mardi contre l'Italie sans se trop faire d'illusions, mais également sans pression. Déjà heureuses d'être arrivées à ce stade de la compétition malgré une préparation tronquée, les filles de Yan Fang savent qu'atteindre les demi-finales serait un exploit. D'ailleurs, le coach des Bleues est le premier à le dire : «Pour nous, ça va être de plus en plus difficile, explique-t-il dans L'Equipe de mardi. Je ne parle pas seulement du match contre l'Italie, mais de tout le deuxième tour. Physiquement, on va souffrir. L'objectif reste de terminer à la huitième place. Pour cela, on doit gagner un match sur trois.»

Après un premier tour ponctué par deux victoires (3-1 contre la Croatie et 3-0 contre la Turquie) et une défaite (3-0 face aux championnes du monde russes), les partenaires de Victoria Ravva ont donc encore au moins trois matches à disputer : Italie, Azerbaïdjan et Allemagne. Face aux Italiennes, les Bleues ne partiront pas favorites, loin de là. Malgré l'absence de Francesca Piccinini, 326 sélections, et Simona Rinieri, toutes deux championnes du monde en 2002, les finalistes du dernier Euro présentent tout de même une sélection qui a fière allure, avec une nouvelle génération en vue des Jeux de Pékin.

Moins physiques que les Russes, mais plus techniques et intelligentes, les Italiennes proposent un sacré défi aux Françaises, confrontées pour la première fois depuis six ans et l'Euro bulgare à une compétition de haut niveau, avec l'enchaînement des matches. Avec son mélange de cadres (Salinas, Ravva, Kociniewski) et de plus jeunes (Rybaczewski, Schleck, Quérard), l'équipe de France ne manque néanmoins pas d'arguments, mais avec un déficit physique certain, et une technique pas forcément très assurée, elle est en Belgique pour apprendre avant tout. «Pour la première fois, on a pu jouer en match officiel les championnes du monde russe, résume le coach. On perd, c'est dur, mais on apprend. Là, on retrouve l'Italie, qui a gagné le Mondial en 2002. Ce sont des expériences pas faciles, mais elles serviront pour la suite.»
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Publié dans ffvb

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