La débâcle Russe !!!!
Alors qu'elle avait déjà sérieusement hypothéqué ses chances en s'inclinant face à la Serbie (2-3), la France a dit adieu aux demi-finales de l'Euro 2007 après sa défaite face aux Pays-Bas trois sets à deux (25-11, 25-23, 21-25, 20-25, 15-12). Son ultime rencontre face à l'Allemagne n'y changera rien. Pis, les Bleus se compliquent sérieusement la tâche et le chemin qui mène à Pékin, puisqu'ils ne peuvent plus accéder à la Coupe du monde (qui offre directement des billets pour les J.O). Les voilà condamnés à une saison 2007-2008 particulièrement difficile, jalonnée de rencontres préparatoires et de tournois de qualification olympique.
«C'était vraiment le pire scénario qu'on pouvait imaginer», pestait le central français Gérald Hardy-Dessources à l'issue de la rencontre. Un scénario qui commence par une entame de match ratée en tous points : incapables de réagir sous les coups des centraux Bontje et Kooistra, auteurs d'incompréhensibles maladresses, les Tricolores, apathiques, prenaient l'eau dans le 1er set. Ils se réveillaient toutefois dans la manche suivante, emmené par un Antonin Rouzier enfin retrouvé. Cela ne suffisait toutefois pas pour compenser des fautes directes récurrentes et empocher le gain du set. Dans les 3e et 4e manches, les Néerlandais baissaient enfin de régime, tandis que le central Romain Vadeleux retrouvait son rythme au block. Insuffisant, là encore, puisqu'au tie-break, Horstink se déchaînait en attaque et permettait à son équipe de réaliser la fin de course parfaite.
Philippe Blain (entraîneur de la France): «C'est simple, nous nous sommes battus nous-mêmes. Nous n'avons pas préparé ce match comme nous aurions dû le faire. On a mieux joué dans les troisièmes et quatrièmes sets, mais de toute manière c'est inadmissible de se présenter comme ça sur un terrain. Notre capitaine (Stéphane Antiga) a dit que nous avons été ridicules, je pense que c'est le terme exact».
Stéphane Antiga (capitaine de l'équipe de France): «Nous avons été ridicules dans le premier set. Après, bien sûr, ça a été plus facile pour les Pays-Bas d'élever leur niveau de jeu. Surtout qu'ils ont été très bons au service. Il n'y avait pas de motivation, pas de combativité, rien».
Antonin Rouzier (pointu de l'équipe de France): «On a été à côté de la plaque. On s'est mal préparé, tout simplement. On a sous-estimé les adversaires et dès qu'on néglige des petits détails, à ce niveau-là, ça ne pardonne pas. Il y a eu une mauvaise préparation mentale. On n'y était pas. On s'est réveillés au deuxième set, mais j'avais du mal à faire mes points. Je suis hyper déçu, je ne sais pas quoi dire. Ce n'est pas les Pays-Bas, c'est nous qui nous sommes mis en difficulté tout seuls. (...) Ca nous servira de leçon. C'est vraiment dommage après deux mois de préparation intensive, avec un tel potentiel dans l'équipe, de finir comme ça».